Fabrication des timbres

Fabrication des timbres

La Poste est la seule institution autorisée à émettre des timbres en France, plusieurs graveurs ont travaillé pour son compte, la plupart ayant été formés à ce métier par l’école Estienne à Paris. (Gandon, Combet, Decaris, Forget en France et Slania pour Monaco)

La Typographie :

C’est la première technique utilisée en France, elle a été inventée par les allemands Köenig et Bauer. C'est le principe du tampon encreur. Le dessin du timbre est gravé à l’envers dans un bloc d’acier et celui-ci dans le format réel du timbre. La gravure est effectuée en relief, le métal est creusé autour des traits du dessin. Comme en imprimerie on enserre une feuille de papier dans une presse à bras. Celle-ci est pressée fortement contre la plaque d’impression. L’encre recouvrant les parties en relief se dépose sur la feuille de papier tandis que les creux fournissent le blanc. Ce procédé sera utilisé jusqu’en 1928 environ, principalement pour les timbres de petite taille.

Typographie

 

La taille-douce :

Les graveurs de timbres-poste utilisent une technique qui date du XVème siècle, la « taille-douce », technique découverte par les orfèvres florentins. Voir plus loin.

Un timbre réalisé en taille-douce est reconnaissable car le dessin est d’une extrême finesse et il offre au toucher une sensation de relief.

 

La lithographie :

Cette technique a été inventée vers la fin du 18 ème siècle. Le dessin est réalisé à l’encre grasse sur une pierre calcaire. Ensuite sa surface est enduite d’un mélange d’eau, d’acide et de gomme arabique pour fixer le dessin sur la pierre en provoquant une réaction chimique. De l’encre grasse est déposée sur la pierre et n’adhère qu’aux endroits du dessin. L’impression se fait par pression, comme si on décalquait le motif. Cette technique fut utilisée pour les timbres à l’effigie de Cérès de l’émission de Bordeaux. 

Ceres bx 80

Cérès – Emission de Bordeaux de 1870

 

L’héliogravure :

Vers 1980 la taille-douce est peu à peu délaissée au profit de l’héliogravure, technique moderne, photomécanique, l’artiste n’intervient plus. C’est un procédé d’impression en creux, l’encre est transférée depuis un cylindre métallique directement vers le support. Ces timbres sont reconnaissables par leur aspect brillant. Elle a été peu utilisée, le premier timbre fut réalisé en 1966.

Auvers 1979

Eglise d’Auvers sur Oise de Van Gogh, émis en octobre 1979

 

L’offset :

C’est la plus moderne des techniques, elle dérive du procédé lithographique, la pierre étant remplacée par une plaque lisse dont certaines parties subissent un traitement chimique afin de fixer l’encre.

Gravure - Taille-douce

La taille-douce

Elle consiste à graver en creux avec un burin et à l’envers un motif sur une petite plaque d’acier doux. Pour graver un seul timbre il faut au graveur entre 50 et 150 heures de travail pendant lequel l’artiste utilise une loupe binoculaire car la gravure est réalisée à la taille définitive du timbre.

Graveur ladislav jirka re publique tche que

Graveur Ladislav Jirka - République Tchèque

Ensuite ce bloc appelé Poinçon Original est durci par la cémentation (bain de cyanure à 900° puis rapidement refroidit). Le poinçon est ensuite transféré sur une molette qui sera elle aussi cémentée, puis le dessin est reporté autant de fois qu’il y aura de timbres sur un cylindre en cuivre appelé virole. L'encre vient ensuite se glisser dans les creux puis s'imprime sur le papier, tandis que le relief de la plaque donne le blanc. Cette technique a servi à réaliser le premier timbre-poste émis en 1840 en Grande-Bretagne.

Un des premiers timbres français réalisé avec ce procédé a été le Pont du Gard émis le 15 mai 1929, dessiné et gravé par Henry Cheffer.

Pont du gard

Tout au long de l’avancement de son travail l’artiste peut en suivre l’évolution en tirant des épreuves sur une presse à bras : les épreuves d’état.

Liberte 2 20

Epreuve du 2,20 F de la « Liberté de Gandon » d’après Delacroix

Puis une fois le travail terminé l’imprimerie procède à quelques tirages sur presse. Ces épreuves sont signées au crayon par l’artiste : ce sont des épreuves d’artiste. En principe le dessinateur signe à gauche et le graveur à droite de l'épreuve, c'est identique sur le timbre final, lorsque le graveur est aussi dessinateur la signature se trouve à droite.

Dagnaux

Epreuve d’artiste du poste aérienne  « Dagnaux » réalisé par Pierre Gandon

Ensuite plusieurs épreuves sont tirées sur du papier officiel avec des perforations de contrôle : ce sont les épreuves d’atelier.

Oiseau gue pier

Epreuve d’atelier  « l’oiseau guêpier » du Niger,  Des. P. Lambert - Gr P.Gandon

 

En dernier lieu, lorsque le poinçon est accepté et que la valeur faciale est gravée, celui-ci est cémenté, c’est le poinçon final. Il n’est plus modifiable et sert à réaliser la molette qui permettra de reporter le dessin sur le cylindre d’impression.

Plusieurs feuilles sont tirées en différentes couleurs afin de décider de la couleur finale du timbre : ce sont les essais de couleur.

Essais couleur

Essais de couleur les Vanneaux , timbre gravé par Pierre Gandon

Un timbre réalisé en taille-douce est reconnaissable car le dessin est d’une extrême finesse et il offre au toucher une sensation de relief.

La gravure à l'honneur

Journe e du timbre 1966 gravure de bequet

1966 - Journée du timbre - Gravure de Bequet


Timbre la gravure 1984

1984 - La gravure par Decaris

Enveloppe 1er jour de decaris

Enveloppe 1er jour de raoul serres

Extrait fdc de 1966Extrait FDC de 1966

Gravure 1984

Gravure de r serres

 

Extrait du bloc taafExtrait du bloc TAAF

Bloc cnep 44Bloc CNEP de 2005

Sue de 1986Timbres de Suède en 1986

Documents philatéliques

La gravure

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Date de dernière mise à jour : 23/04/2017